samedi 10 janvier 2009
samedi 3 janvier 2009
La femme invisible
Tout le monde connaît le roman de fiction "L'homme invisible" de H.G. Wells qui raconte l'histoire d'un savant qui invente une formule pour se rendre invisible.
Beaucoup moins connaissent "La femme invisible", qui n'est pas une fiction : l'histoire de la moitié des citoyens de notre pays qui sont en fait des citoyennes et dont les problèmes semblent n'intéresser personne.
Invisibles les 166 femmes décédées en 2007 sous les coups de leurs conjoints, soit près d'une femme assassinée tous les deux jours en France par son mari dans l'indifférence générale.
Invisibles les 410 000 femmes qui déclarent avoir subies des violences conjugales au cours des deux dernières années.
La précarité n'échappe pas à cette règle : la précarité féminine, c'est comme le football féminin. Personne n'en parle. Mais ça n'est pas parce qu'on n'en parle pas que ça n'existe pas.
A Nantes un collectif de femmes sans abris ou en grande précarité s'est constitué sous le nom d' "Espoirs de femmes". A l'origine de cette initiative : le constat d'une spécificité de la précarité féminine. Ainsi certaines femmes refusent d'aller en accueil de jour car elles y craignent l'insécurité, certaines refusent d'aller se doucher aux bains-douches car les douches y sont mixtes. Au risque d'aggraver leur précarité.
Prenant conscience de leurs problèmes communs et spécifiques, ces femmes ont fait le choix de se rassembler afin de se solidariser, de bâtir des objectifs communs. Leurs buts? créer un accueil de jour réservé aux femmes, avoir une réponse à leurs besoins particuliers, et surtout rendre visible la précarité féminine.
Le collectif s'est monté il y a quelques mois et souhaite se constituer en association. Pourtant la réalisation de leurs objectifs se heurtent à une inertie de tous ceux qui pourraient les aider, mais la persévérance est là.
Car si ces "Espoirs de femmes" sont actuellement invisibles, ils sont aussi invisibles qu'une graine dans la terre. Une graine invisible, mais qui germera pourtant : l'espoir est invisible mais il germera.
Beaucoup moins connaissent "La femme invisible", qui n'est pas une fiction : l'histoire de la moitié des citoyens de notre pays qui sont en fait des citoyennes et dont les problèmes semblent n'intéresser personne.
Invisibles les 166 femmes décédées en 2007 sous les coups de leurs conjoints, soit près d'une femme assassinée tous les deux jours en France par son mari dans l'indifférence générale.
Invisibles les 410 000 femmes qui déclarent avoir subies des violences conjugales au cours des deux dernières années.
La précarité n'échappe pas à cette règle : la précarité féminine, c'est comme le football féminin. Personne n'en parle. Mais ça n'est pas parce qu'on n'en parle pas que ça n'existe pas.
A Nantes un collectif de femmes sans abris ou en grande précarité s'est constitué sous le nom d' "Espoirs de femmes". A l'origine de cette initiative : le constat d'une spécificité de la précarité féminine. Ainsi certaines femmes refusent d'aller en accueil de jour car elles y craignent l'insécurité, certaines refusent d'aller se doucher aux bains-douches car les douches y sont mixtes. Au risque d'aggraver leur précarité.
Prenant conscience de leurs problèmes communs et spécifiques, ces femmes ont fait le choix de se rassembler afin de se solidariser, de bâtir des objectifs communs. Leurs buts? créer un accueil de jour réservé aux femmes, avoir une réponse à leurs besoins particuliers, et surtout rendre visible la précarité féminine.
Le collectif s'est monté il y a quelques mois et souhaite se constituer en association. Pourtant la réalisation de leurs objectifs se heurtent à une inertie de tous ceux qui pourraient les aider, mais la persévérance est là.
Car si ces "Espoirs de femmes" sont actuellement invisibles, ils sont aussi invisibles qu'une graine dans la terre. Une graine invisible, mais qui germera pourtant : l'espoir est invisible mais il germera.
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